Situation géographique et histoire du pays :
Géographie :La Nouvelle-Zélande s'étend autour du Pacifique Sud, à 1600 km de l'Australie et à environ 10000 km de San Fransisco et de Tokyo (rien que ça !!). Elle est composée de 2 îles principales et de quelques autres beaucoup plus petites. La superficie du pays est proche de celle du Japon ou du Royaume-Uni avec 270 530 km2. La population est composée de 4 105 327 d'habitants. Les trois quarts des Kiwis vivent sur l'île du Nord (
Te Ika a Maui), où l'agglomération d'Auckland abrite plus d'1 million de personnes, dont la plus importante communauté polynésienne du monde. La capitale administrative et politique, Wellington se trouve à la pointe méridionale de l'île du Nord, au centre géographique du pays. Le détroit de Cook,large de 20 km, sépare les 2 îles.
L'île du Sud (
Te Wai Pounamu) est légèrement plus grande que sa voisine. Les Southern Alps, dont 223 sommets dépassent 2300 m d'altitude, courent sur presque toute sa longueur. Une végétation basse prédomine sur le côté oriental de la chaîne montagneuse, peu arrosé, tandis que de magnifiques forêts pluviales s'étendent sur la côte ouest, agrémentée de lacs, de glaciers et de fjords. Christchurch est la ville la plus importante avec près de 350 000 habitants. Au sud, Dunedin est un grand centre universitaire.
Il est ensuite possible de relier Invercagill à Stewart Island, la troisième île du pays, en ferrie.
Histoire :
La Nouvelle-Zélande est une nation d'immigrants et la dernière grande terre à avoir été peuplée par l'homme. Les Maoris s'y installèrent il y a moins de 1000 ans, et les premiers européens arrivèrent il y a à peine 350 ans. Ces 2 peuples ont construit ensemble un pays à l'identité profodément marqué par l'Océan Pacifique qui l'entoure et qui l'isole.
Les premiers arrivants, les Maoris, nommèrent la Nouvelle-Zélande
Aotearoa, "la Terre au long nuage blanc", car, c'est la vue de nuages qui, depuis leurs pirogues, leur indiqua la présence de ces îles.
Selon la légende, Maui était un demi-dieu vivant à Hawaiiki. Un jour qu'il était parti pêcher avec son frère, et qu'ils voguaient en plein océan, il jeta son hameçon magique le long de son
waka (pirogue). Au bout d'un moment, il sentit une grosse prise au bout de la ligne. La traction était trop forte pour qu'il s'agisse d'un simple poisson, et Maui appela son frère à l'aide.
Après qu'ils aient beaucoup peiné et tiré, ils virent sortir Te Ika a Maui ( le poisson de Maui), qui est devenu l'Ile Nord de la Nouvelle Zélande. Une fois que Maui et son frère eurent réussi à haler le poisson hors des flots, Maui bondit dessus et entreprit de mettre le poisson à mort, à l'aide de son mere (massue plate en néphrite, l'arme la plus estimée par les Maoris).
Les coups donnés par Maui au Ika sont à l'origine des nombreuses chaînes montagneuses de l'Ile Nord actuelle. Maui pêcha aussi l'Ile du Sud, qui est connue sous le nom de Te Waka a Maui ( le waka de Maui). L'île Stewart, tout en bas de la Nouvelle Zélande, porte le nom de Te Puna a Maui (l'ancre de Maui) : c'est l'ancre qui a retenu le waka de Maui pendant qu'il tirait le poisson géant.
La date de la découverte initiale de la Nouvelle-Zélande reste un mystère. Selon la tradition, le Polynésien Kupe l'attteignit vers 950, puis il retourna vers Hawaiiki, la légendaire terre des origines. Quatre siècles plus tard, munie des indications qu'il avait laissé, une flotte de pirogues partie à son tour vers les grandes îles australes.
Les estimations des archélologues établissent vers 1300 l'arrivée de la première colonies.
En Europe, l'existence d'un continent inconnu au sud de l'equateur fit l'objet de débats dès l'Antiquité. Il devait exister une Terra australis contre-balançant le poids du continent nord pour que la Terre puisse rester sur son axe. Pythagore s'interrogeait à ce sujet au Ve siècle a.v. J.C., mais il fallut attendre le début du XVIIe siècle pour que des marins hollandais découvrent les côtes de l'Australie. En 1642, la Compagnie hollandaise des Indes Orientales cherchait à étendre ses activités dans la région indonésienne. Sur les ordres du gouverneur Anthony van Diemen, Abel Tasman partit explorer la zone au sud de Java.
Tasman suivi une route qui mit d'abord sur son chemin la Terre de van Diemen (la Tasmanie), puis, le 13 décembre 1642, il arriva au large de l'actuel Hokitika et aperçut "une grande terre très élevée" : les Southern Alps (chaîne de montagnes de l'île du Sud). La houle l'empêchant d'accoster, il poursuivit vers le nord. Il trouva un mouillage dans ce qui est aujourd'hui Golden Bay. Les nouveaux arrivants donnèrent toutefois un autre nom à cette "baie dorée". Ils l'appelèrent Murderer's Bay, la baie des Assassins, après qu'un incident avec des Maoris eut coûté la vie à 4 marins. Tasman leva imédiatement l'ancre sans chercher à mieux connaître les lieux, et ses 2 navires, l'Heemskerk et le Zeebaen, quittèrent les eaux néo-zélandaises le 6 janvier 1643.
Les Européens oublièrent la Nouvelle-Zélande pendant plus d'un siècle. Aucune bonne raison commerciale ne justifiait un voyage dont dissuadait la réputation d'hostilité des Maoris. En 1768, l'Anglais James Cook entreprit une expédition scientifique dans le Pacifique Sud pour observer le passage de Vénus devant le Soleil. Parti de Plymouth à bord de l'Endeavour, il assista au phénomèe à Tahiti, puis il poussa plus au Sud. Le 9 octobre 1769, les côtes de Nouvelle-Zélande étaient visibles. Marin expérimenté, il en fit le tour complet, dressant un relevé des côtes d'une grande précision.
Avec Cook, avaient embarqué des botanistes et des artistes, qui rassemblèrent une pécieuse documentation. Mais l'explorateur avait aussi pour mision d'évaluer la possibilité de faire une colonie de cette nouvelle terre. Lors de son premier voyage, 2 autre suivirent, il revendiqua le territore au nom de la couronne britannique, sans savoir qu'à quelques encablures, croisait une expédition française commadée par Jean de Surville.
Les Européens ne se précipitèrent pas dans le sillage de Cook. Le pays attira surtout des baleiniers, des chasseurs de phoques et des marchands de bois. Cherchant un profit immédiat, ils furent peu à s'installer : la plupart disparurent en même temps que les ressources naturelles qu'ils exploitaient. Au début du XIXe siècle, il n'était plus rentable d'organiser des expéditions vers la Nouvelle-Zélande, dont les richesses les plus accessibles étaient épuisées.
Article en cours de constitution. Suite de l'histoire du pays prochainement.